Différente

Différente
DIFFERENTE


C'était une nuit comme tant d'autres. Dans le jardin du manoir de la famille principale des Hyuga, une forme sombre se déplaçait gracieusement avant de disparaître dans l'obscurité. Celle-ci était rapide et furtive mais Hanabi l'avait vue alors qu'elle était allongé sur le toit. Qui étais-ce ? Se demanda-t-elle avant de sauter du toit pour arriver sur l'herbe avec la souplesse d' un chat.

« -Byakugan. » Murmura Hanabi.

Elle sortit ses Shurikens par mesure de prudence, avant de tourner la tête de gauche à droite. Il lui fallu moins d'une seconde pour reconnaître sa s½ur Hinata qui se dirigeait droit vers elle.

« -Tu es rentré. » Affirma la cadette.

Hanabi savait que dire simplement un « tu » était un signe de non respect envers son aîné, mais qui dans la famille Hyuga la respectait encore ? Hinata était le vilain petit canard. Il était normal qu'elle soit hait. Elle était faible pour sa famille. Pourtant la fillette se demanda si c'était toujours le cas.

« -Ma mission c'est bien déroulée. » Lui répondit sa s½ur d'un ton froid.

Hinata était partit en mission pendant 6 mois et maintenant qu'elle rentrait, Hanabi la trouvait changé. Hormis ses cheveux qui avaient poussés, la Hyuga était différente. Elle n'était pas seulement plus grande, son visage était glaciale et dénué d'expression. La timidité apparente de la jeune fille semblait avoir disparu. Physiquement c'était elle, mais son âme et son chakra était différent. C'est impossible, pensa Hanabi. Hinata-chan ne peux pas avoir tant changé.

Et pourtant, sa s½ur la quitta sans dire un mot. La cadette remarqua que la démarche hésitante qu'avait son aîné autrefois était devenu une démarche assurée et un brin arrogante. Les cheveux noir bleus d'Hinata voletaient dans le vent et celle-ci n'utilisait pas son Byakugan pour se déplacer dans l'obscurité des lieux.

La fillette soupira et rangea ses shurikens dans son étui. Il était tant de dormir, demain son entraînement reprendrait.
*~~*

A peine les rayons du soleil filtrait à travers les arbres que la Bunke du clan Hyuga se réunit avec Neji pour un petit déjeuner commun. Personne ne semblait avoir remarqué la présence de l'héritière. Mais ce n'était qu'une apparence, Hanabi guettait les moindres geste de sa s½ur aînée qui restait statique. Néanmoins, le chef du clan, leur père Hiashi se leva pour prendre la parole.

«-Hanabi-chan, Neji-kun vous n'avez pas de mission prévu aujourd'hui. Il vaudrait mieux que vous entraîniez ensemble. »

Les deux membres du clan hochèrent la tête parallèlement. Néanmoins malgré son visage stoïque, Neji était interloqué, elle ne l'avait pas appelé Nii-san.

« -Et toi Hinata-chan, que comptes-tu faire ? questionna sa mère.
«-Je vais aussi m'entraîner. »

Son père la regarda d'un air grave. Il aurait pensé qu'elle se reposerait après un si long voyage.

« -Joins toi donc à Neji-kun et Hanabi-chan, Dit il sur un ton sage avant de renchérir, Je veux savoir si tu as progressé. »

Elle ne répondit pas. L'héritière avait sentit dans le ton de son père qu'il ne la croyait pas capable.

« -Et bien allons-y. » Dit elle en se relevant.

Hanabi n'avait jamais sentit autant de fureur dans la voix d'Hinata et Neji se demandait depuis quand prenait elle des décisions. Ils sortirent de la pièce pour se diriger vers l'extérieur de la maison.

L'ex timide se mise en position de combat et sa petite s½ur en fit de même.

« -Hinata-chan, je dois être gentil avec toi ou ne pas retenir mes coups ? » Demanda la prodige du Bunke.

Un éclair de colère passa dans la blancheur nacrée de sa s½ur. Ainsi donc Hanabi considérait sa s½ur comme une poupée de porcelaine. Néanmoins, la jeune femme se reprit et ne laissa plus filtrer d'émotions à travers son visage.

« -Bats-toi comme si j'étais ton ennemi. »

L'adolescente ne bougea pas, elle attendait que la petite protégée se décide enfin. Celle-ci ne mit pas longtemps à attaquer en donnant divers coups qu'Hinata évita en alliant précision et grâce. Hanabi la sous-estimait vraiment et cela la mènerait à sa perte.

Neji avait l'impression de voir une chorégraphie plutôt qu'un combat. Chaque geste de la fillette était évité par un pas de danse de l'héritière. Elle semblait intouchable.

« -Quelle est cette forme de combat ? » Murmura Hiashi.

Il n'en revenait pas. Sa précieuse petite fille n'arrivait pas à touché celle qu'il avait toujours considéré comme le poids mort de la famille. Jamais cela n'était arrivé avant. Que c'était-il passé durant cette longue mission pour qu'Hinata prenne autant confiance en elle ?

La cadette sortit ses shurikens et les lanças en visant les organes de sa s½ur. Mais rien à faire. Cela ne frôla pas la rejeté du clan Hyuga.

Soudain Hanabi arrêta d'essayer en vain l'offensive. Elle n'arrivait à rien et était déjà bien épuisée. Elle s'assit et réfléchit avant de lever les yeux vers son aîné qui souriait. Le fait que celle-ci sourit énerva la petite qui utilisa son Byakugan pour reprendre de plus belle l'offensive. Mais ces efforts furent vain.

Hinata n'utilisait même pas son Byakugan. En fait, elle n'utilisait aucune technique particulière. Cela irritait la fillette l'amenant à faire des erreurs. Cette irritation était due au fait que pendant toutes ses années ont lui avaient dit qu'elle était la plus forte, qu'elle était supérieur à sa s½ur. Ses propos avaient nourrit en elle une arrogance à toute épreuve, et qui pourtant commençait à faiblir avec ce combat.

« -Jyuuken. » Cria la favorite du clan.

Mais cette fois encore, chaque coups évita la jeune adolescente.

« -Pour bloquer mon chakra, il faudrait d'abords que tu me touches.»

Lorsque la cadette eût finit de frapper dans le vide, sa s½ur lui donna un coup la projetant 5 mètre plus loin. La fillette se releva avec tant de bien que de mal. Sa s½ur était devenue forte. Bien plus forte qu'elle.

« -J'abandonne. Dit Hanabi. Grande s½ur tu as changé. J'ai toujours cru que tu étais la honte de la famille mais j'avais tort. »

Hiashi n'en crut pas ses oreilles. Pour la première fois de sa vie, sa petite merveille abandonnait. Il ne la retint pas quand celle-ci partie se reposer.

« -Hinata-chan, tu as beaucoup progressé. Neji-kun veille sur elle aujourd'hui. »

C'était le premier compliment depuis longtemps. Mais elle ne remercia pas son père qui déjà s'en allait à la poursuite d'Hanabi.

« -Neji-kun, nous nous battrons une autre fois. » Dit Hinata.

Celui-ci hocha la tête. Cela lui laisserait le temps de mettre une stratégie en place. Il se demanda ce qui avait bien put arriver à sa cousine. Pourquoi lui ressemblait-elle tant ?

« -J'ai envie de voir le village :ce qui a changé. Précisa-t-elle.
-Bien je vous accompagne Hinata-sama. »

Il espéra qu'en l'appelant comme avant, la petite Hinata qui avait la main sur le c½ur se réveillerait de cette femme. Mais ce fut sans succès. Ils sortirent de la zone du clan et marchèrent pendant plusieurs minutes. Aucun mot ne fut échangé durant ce laps de temps jusqu'à ce que la jeune fille demande :

« -Qu'est-ce qui a changé ici ?
-Vous Hinata-sama. »

Il avait dit ça sur un ton de conversation. Mais ce mot lui avait échappé des lèvres si subitement.

« -Kiba et Shino sont en mission au pays de la Brume. Shikamaru , Lee et Tenten sont aussi en mission au pays du Sable. Naruto et Sakura ont ramené Sasuke. Ils sont à l'hôpital. Tsunade-sama est toujours autant débordé. Et c'est à peu près tout.
-J'ai faim, on pourrait aller manger.
-Ce n'est pas étonnant. Tu n'as pas toucher à ton assiette. »

Ainsi donc un membre de la famille avait remarqué. Il était passé de vous au tu et elle l'avait remarqué.

« -Je ne suis pas la seule.
-Je n'avais pas faim.
-Et maintenant ?
-Allons y . »

Après avoir déjeuner, ils se dirigèrent vers l'hôpital de Konoha. Naruto et Sasuke étaient dans le comas. Sakura, quand a elle avait la jambe cassé et se lamentait. La jeune fille était à leurs chevets 24 heures sur 24 et se pensait fautive. Hinata tenta de lui faire comprendre qu'elle n'y pouvait rien. Mais la jeune fille au cheveux rose se sentait affreusement coupable.

« -J'aurais du l'empêcher. Pleura-t-elle.
-Calme toi.
-Qu'est-ce qui c'est passé exactement ?
-Tu te rappelles cet homme ? Celui qui ta guérit de ton traumatisme pendant ta mission ? »

Hinata hocha la tête. Neji tourna un regard interrogateur vers sa cousine. Elle avait vécut un traumatisme ? La mission d'Hinata et celle de Sakura avaient été pendant quelque temps communes ? Il eût tout de même un sourire, sa cousine se préoccupait de Sakura. C'était qu'elle n'avait pas autant changé que ça.

« -De quoi parlez vous ? Demanda-t-il.
-Le docteur Maru nous a dit qu'un événement du passé d'Hinata la forçait à n'utiliser qu'une infime quantité de ses capacités et bloquaient les autres, Gémit Sakura., D'ailleurs il a utilisé une technique inconnu pour arranger ça. »

Alors c'était ça. Sa cousine n'avait jamais pu auparavant utilisé pleinement les capacités du clan à cause d'un événement. Mais que cela pouvait il être ? Peut être son enlèvement.

« -Après t'avoir enseigne pendant 2 mois ses techniques, il est partit par le pays de la brume. J'avais vu qu'il avait le sceau sur sa nuque. Naruto et moi l'avons suivit sans Kakashi. On ne savait pas où il était et nous ne pouvions pas attendre. C'était notre seule chance. Maru nous a mené directement au repère d'Orochimaru . Là bas, il ... il ... »

Les larmes coulèrent sur le visage de Sakura.

« -Je voulais combattre... Je voulais les sauver ... pour une fois... n'être plus le poids de l'équipe ... Tous ce que j'ai pu faire... c'est maintenir leurs états. »

Hinata posa un de ses doigts sur les lèvres de Sakura.

« -Chut, calme toi. Ils ne sont pas mort. C'est déjà ça de gagner. »

Sakura releva sa tête et essuya les larmes qui perlaient aux creux de ses joues.

« -Tu devrais te reposer. » Lui conseilla l'héritière des Hyuga.

La jeune fille de l'équipe 7 ne répondit rien. Elle se sentait incapable de se reposer.

« -Byakugan. » Murmura Neji en fixant les corps des deux Ninjas.

Ceux-ci semblaient dormir sereinement.

« -Ils vont bien, Dit Neji, Tu les as sauvés. »

Sakura hocha la tête et les deux Hyuga la laissèrent avec un pincement au c½ur.

Les deux Hyuga sortirent du village bien que cela n'enchantait pas Neji. Mais il avait promit de veiller sur celle qu'il avait longtemps considéré comme sa s½ur. Après quelques minutes de marche silencieuse, ils arrivèrent au pied d'une cascade. Comme il faisait chaud, le Hyuga accepta de se baigner avec sa cousine. Celle-ci enleva sa masse de vêtement pour se retrouver en robe légère. Puis elle plongea dans l'eau. Neji en fit de même en ce mettant en caleçon mais celui veilla bien à ce qu'il n'y ait personne dans le coin.

L'eau était bonne. Hinata commença à s'entraîner et son cousin la regardait évoluer. Ils en oublièrent même le temps qui passait. Neji se demandait comment elle avait pu autant changer. Même si cette dernière l'ignorait, il avait fait attention à elle depuis ses 3 ans. Au début, il l'avait trouvé mignonne puis c'était mis à la détesté avant de se rendre compte que sa présence lui manquait. Certes il était froid avec elle et entretenait une certaine distance, mais dans le fond il l'appréciait pour ce qu'elle était. Et puis, il fallait avouer que la jeune fille était très attirante.

« -Byakugan. » Dit Hinata.

Elle regarda le paysage autours d'elle avec cette technique. Il y avait une grotte derrière la cascade. Elle marcha sur l'eau suivit de Neji afin d'explorer celle-ci.

« -Hinata-sama, ce n'est pas prudent.
-Il va y avoir de l'orage. »

Il jeta un regard en arrière et s'aperçut qu'elle avait raison. Ils n'auraient pas le temps de rentrer à Konoha, mieux valait s'abriter dessous.

« -Neji-kun ? Demanda-t-elle.
-Oui Hinata-sama ? »

Le tonnerre gronda et la jeune fille sursauta avant de pâlir.

« -Hinata-sama, tu as peur de l'orage ? »

Pour toute réponse, celle-ci ce contenta de frissonner. Son cousin se rendit compte qu'ils avaient oubliés leurs vêtements secs dehors et que la pluie avait due les tremper. Il s'assit à côté de l'héritière du clan et afin de la rassurer, d'un geste maladroit, il plaça son bras gauche sur l'épaule droite de la jeune fille.

Malgré la gène qu'ils avaient l'un envers l'autres, les deux Hyuga se collèrent afin de ne plus avoir froid et la jeune fille s'endormit sur l'épaule de Neji.

Elle est différente tout en étant elle-même, pensa le génie du clan avant de s'endormir.

Le lendemain lorsque Hinata se réveilla, elle était dans les bras de son cousin et tout deux ne portaient que le peu de vêtement avec lequel ils s'étaient baignés. A cette pensée, elle ne put réprimer ses bons vieux rougissement. Elle se leva sans savoir que Neji était réveillé.

Il sourit intérieurement. Elle n'avait pas tout à fait changé. Elle avait juste reporté son attention sur quelqu'un d'autre que Naruto et faisait tout pour lui ressembler. Il se lécha les lèvres à cette pensée.

*Fin*
*Loveliss*


Nda : NejiHina pour Konoha-Fics
Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis rendu compte que ça fait un bout de temps que cette fic à été effacé par erreur alors je la remets. Néanmoins j'ai changé un ou deux trucs. En espérant que vous aimez. Au fait pour tous ceux qui disent que c'est dégueulasse les relations entre cousin, laissez moi vous dire c'est permit dans pas mal de cultures (notamment encore dans une partie du Japon ) et même dans la nôtre je crois puisqu'il n'y pas de liens direct ( c'est-ce que ma prof de philo a dit en tout cas). Par ailleurs je tiens à signaler qu'il y a des époques de notre histoire où les mariages entre frère et s½ur, père et fille ou mère et fils étaient autorisés (ex : dans l'antiquité, au moyen âge...) et donc que vous avez forcement eût un de ces cas chez vos aïeuls... Donc SVP pas d'insultes.

# Posté le dimanche 17 février 2008 06:58

Modifié le dimanche 24 février 2008 10:55

Le bonheur

Le bonheur

Un oiseau vole dans le ciel, gazouillant joyeusement. La jeune rose eut un sourire.
Je suis ... souffle la femme en elle, je me sens vraiment ...

... Heureuse, murmure-t-elle
L'héritière des Hyuga regarde silencieusement par la fenêtre, le regard épanoui, le sourire aux lèvres.

Au dessus de sa tête, elle décroche une pomme de l'arbre, croque dedans avec délice, passion – se passionnant pour cette sensation de fraîcheur contre ses dents.

Jouissant du plaisir de regarder sans être regarder. L'âme comblée, le regard joyeux, l'envie de se mêler elle aussi dans cette joie amoureuse, ce parc et ces enfants. Non, aujourd'hui, elle doit rester à l'hôpital.

Elle devra bientôt y retourner, elle aussi. Mais peu importe, elle veut en profiter encore. Elle craint de s'arrêter. Un pied devant l'autre, elle marche, elle trébuche, mais elle ne tombe pas. Voyons, enfin, elle a un enfant à protéger.

Je t'entends.
Je t'écoute.
Je t'attends.
Je patiente.

Viens, font les deux de leurs magnifiques rires. Viens toujours, essaie de m'attraper, tu ne m'auras pas. Car je suis le bonheur et que ce n'est pas possible autrement. Je suis toi tout comme tu n'es pas moi. Mais approche, je vais te confier un secret.

Hinata passe une main sur son ventre. C'est pour bientôt.
Pas encore là, murmure-t-elle, penaude.

Sakura fixe avec adoration son ventre. Il a bien grossi, bien gonflé comme il se doit. Elle a mal, elle souffre tellement, mais un sourire ne s'efface jamais réellement du visage d'une Kunoichi.
Je te veux, grogne-t-elle.

Allez, dépêche-toi, font les deux de concert.

Ah, tu es là, enfin !

La silhouette acquiesce de la tête.

Menteur, rient-elles toutes les deux. N'est-ce pas, tu es mort ...
Ne disais-tu pas ... Que deux âmes ont toujours la possibilité de s'entraîder.
C'est vrai, vraiment ? Saï !
J'aime ton sourire.

Sakura rougit.

Hinata rougit.

L'ombre disparut. L'ombre, c'est le soupire sur les deux lèvres respectives des deux filles. Non, cette ombre, c'est leur sourire.

Leur futur enfant.

A moins que ce ne soit, tout simplement ... le bonheur.

FIN

Littlesake : Voilà, court SaïHina, SaïSaku pour Temari50 et Saku31. Les demandes seront travaillées en grande partie pendant les vacances.

# Posté le mercredi 20 février 2008 12:01

Je me souviens

Je me souviens
Littlesake : NaruSaku pour Novilis. Assez triste, mais la prochaine sera mieux. Song-fic, "I remember you" YUI

Je me souviens

Kaze wa mou tumetai keredo
Natukashii sora no nioi ga shitanda
Hoomu kara umi ga mieru
Kono basho de kimi wo sagashiteru

Le vent sur mon visage est si frais
Mais ça me rappelle le ciel lorsque nous étions tous les deux
Je peux toujours voir la mer de ma maison
Je regarde et je t'attends ici


Sakura jeta un regard sec à la mer en face. Peut-être juste le fait de voir les vagues s'écraser et s'écraser sur la falaise, falaise qui les repoussait comme invincible. Une vision lamentable. Elle eut un frisson lorsqu'un coup de froid l'enveloppa, et instinctivement, leva la tête.

Les nuages avaient tous sa tête, ses grands yeux bleus déterminés et son sourire fier. En fait, la falaise aussi avait sa tête. Pour être franche, tout ici le lui rappelait. Pourquoi s'installer ici ? Bonne question. Mais la réponse était évidente.

Pour se voir souffrir. Pour ne pas oublier cette horrible sensation, cette crainte. Pour ne pas oublier qu'elle était responsable, qu'elle était la pire chose qui puisse exister dans ce monde. Parce qu'elle ne méritait même pas de mourir. Pour souffrir, tout simplement.

Cette pensée la glaça encore plus. Comme tous les jours où elle lui vient en tête. Vis le plus longtemps, abrutie, souffre autant que tu as fait souffrir les autres ! Ne bouges pas, ne te sauves pas, n'aie aucun échappatoire, raclure de l'enfer.

Les vagues glissent encore sur les pentes de la falaise. Elles s'accrochent, elles essaient de remonter. Toujours, sans se voiler la face. Elle l'attend encore.

Kisetsu hazureno saafu boodo ni
Ano natu wa kitto ikiteru
Taiyou wa zutto oboete ita hazusa
Nee, kikoeteru?

Les jours ont changés et se sont écoulés
Mais notre été est toujours là, sur cette planche de surf
Je me souviens du soleil, comme si c'était hier
Dis, tu m'entends ?


Un rayon de soleil la transperce soudainement. Elle ne ferme pas les yeux. Ils brûlent, ils brûlent, des larmes qu'elle veut verser. Des larmes qu'elle ne mérite même pas de faire couler. Des larmes qui pourraient la pardonner en moins d'une seconde. Mais quoi, n'a-t-elle pas dit qu'elle veut souffrir ?

Comme tous les jours, rien ne change. Elle vient se poser sur cette falaise et elle y reste jusqu'à ce que l'image des vagues lui soit suffisamment ancrée qu'elle puisse y repenser la nuit. Oui, il faut qu'elle pense à ça nuit et jour. Pas un seul moment de répit. Où crois-tu vivre, sale déchet, hein ?

Où crois-tu t'enfuir ? Dans le passé, très loin, toujours vivre dans le passé. Dans le souvenir de deux yeux bleu intense, de cette image parfaite, de ... Toujours se souvenir. Qu'est-ce que tu cherches ? Une échappatoire ? Mais pas en enfer, ma vieille.

La douleur est très forte. Elle hurle, elle a le droit de hurler. Du moment que ça prouve que ça fait mal, elle a droit de hurler. Et comme toujours, elle a envie qu'on l'entende. Mais bon, elle a choisi elle-même un coin isolé. Nan, elle n'a pas choisi, cet endroit lui était destiné.

Namida wo misenai tte kimi wa sou itte
Bokutachi wa futari te wo futta
Sayonara wa iwanai dakara te wo futta yuuyake ni kieta
I remember you

Tu m'as dit "Ne pleure pas"
Nous nous sommes dit silencieusement adieu
Nous n'avons rien dit, nos mains l'ont fait pour nous
Tu disparus au couché du soleil mais
Je me souviens de toi


Naruto l'avait regardé avec un tel air, ce jour là. Bah, encore Sasuke et lui. Peu importe, ils se battraient, Naruto vaincrait le renégat ; tous rentreraient au village et tout reprendra son cours habituel. Des images comme celles-ci sont belles, ça console. Des espoirs comme ceux-là, c'est beau, ça rassure.

Mais à force du combat, elle avait compris rapidement qui gagnerait. Ce n'était pas Naruto, et ce n'était pas non plus Sasuke. Lorsqu'ils l'ont compris également, ils ont voulu combattre. Avec plus d'entrain, avec plus de force. Toujours, toujours avec quelque chose de plus.

Comme si, en enfer, cela pouvait suffire.

Sabita gitaa kakaeru tabi ni
Ano uta ga mune no oku wo tsukamu kedo
Ima mo mada saenai hibi
Kono basho de boku wa sugoshiteru

A chaque fois que je tiens cette vieille guitare rouillée
J'entends notre chanson empoignant mon c½ur
Les jours semblent si brumeux
Maintenant, ils s'écoulent les uns après les autres


Sakura soupira. Elle ne se souvenait pas, récemment, d'avoir soupiré. Le vent la gifle, la griffe, mais elle ne va pas chanceler. Elle a mérité tout ça, non ? Elle mérite la douleur, elle mérite ce cri incessant dans son cerveau, cette prise sur sa tête, ses chaînes sur ses bras.

Ses mains menottées, ces marques de blessures, ses chevilles tordues, ouais, elle le mérite. Eh quoi ? Elle ne va pas se plaindre. Ce sera mal vu, de sa part. Quoi, après être responsables de leurs morts, elle espère de la gratitude ?

Va pourrir en enfer, misérable créature. Ou mieux, reste ici, dans la réalité où tout t'écrase, et ne crois pas t'échapper. N'y crois jamais, n'espère rien, même pas de la compréhension, car tu es une créature banni de toute la joie de ce monde. Car tu mérites qu'on te fasse souffrir, qu'on te tue des millions de fois, que ta beauté se perde et qu'on arrache tes yeux pour qu'ils ne puissent plus voir.

Qu'importe, l'image de cette falaise est gravée en toi, n'est-ce pas ?

Dakedo omounda "Dare ka no tame ni
Kitto bokura wa ikiteru"
Taiyou ga kitto oshiete kureta nda
Nee, kikoeteru

Mais en y repensant je me souviens que
Nous vivons pour quelqu'un
C'est ce que le soleil m'a dit
Dis, tu m'entends ?


Tu n'oublieras pas facilement, être immonde. Tu n'oublieras carrément pas, car je vais te le rappeler jusqu'à la toute fin.

Ouais, tu souffres, Sakura.

Oui, elle souffre. Elle lève les yeux vers le soleil. Elle vit pour ça. Elle vit pour eux. Elle vit pour se préserver de la douleur, mais elle souffre en même temps. Mais comme quoi, ce serait pire, tellement pire de les regarder en face.

Le soleil le lui a dit. Et le soleil, elle le croit. Ouais, il les lui bouffe, les yeux, il les brûle de sa lumière, c'est toujours le soleil quoi ! Mais ce qu'il lui a dit, elle le retient. C'est important !

Ne pleure pas.

Namida wo misenai tte kimi wa sou itte
Bokutachi wa futari te wo futta
Sayonara wa iwanai dakara te wo futta
Yuuyake ni kieta I remember you

Tu m'as dit "Ne pleure pas"
Nous nous sommes dit silencieusement adieu
Nous n'avons rien dit, nos mains l'ont fait pour nous
Tu disparus au couché du soleil mais
Je me Souviens de Toi


En enfer, cela ne suffit pas.

Mais on continue à espérer, toujours. Pourquoi pas, après tout. Elle s'était rajoutée au combat ; bien que les deux protagonistes le lui avaient interdit. Comme si elle pouvait laisser son meilleur ami dans cet état. Comme si elle était capable de les abandonner. Elle était une Kunoichi, bordel ! Et puis, Naruto n'était pas seulement un ami ...

Drôle façon de dire ça, en fait. Parce que, on ne le voit pas, mais la personne que vous aimez plus que tout, son image, sa voix, son corps entier s'efface sans laisser de trace. Une brume de larme, sans doute. Oui, Kyuubi avait combattu férocement. Et Naruto avait ... perdu.

Ça, c'est un hurlement de douleur. Mais s'y mêlent la crainte et les larmes, et ce n'est pas joli à voir.

Arekara no boku wa
Aikawarazu dakedo
Hon no sukoshi jishin ga arunda yeah yeah yeah

Depuis ce jour je n'ai pas vraiment changé
Mais la confiance demeure toujours en moi
Yeah - Yeahhh - YEAH!!


Sasuke aussi avait perdu. Tous deux sont tombés de la falaise. Ils étaient allés jusqu'au bout. Tant pis. Kyuubi aussi avait crevé. Et Sakura ...

Et Sakura, quoi ? Elle devait se sacrifier aussi ? Alors pourquoi Naruto lui avait crié de survivre ? Pourquoi l'avait-il regardé de cette manière ? Pourquoi avait-elle fait cette promesse à Sasuke et lui ? Pourquoi des yeux bleus et d'autres ébènes l'ont cloués au sol, à devoir les fixer tomber, s'écrouler comme ça.

Les vagues frappaient forts la falaise, ce jour-là. Comme d'habitude. Mais la falaise ne flanchait pas, elle tenait. C'était son rôle. Son rôle, celui de Sakura, aussi. De les voir tomber, de ne pas flancher, de tenir, juste parce qu'elle avait fait une promesse.

Et pour quelle vie ? Pour quel intérêt ? C'était quoi ça ? Pas vivre, en tout cas. Elle hurle, pleure, s'arrache les cheveux.

Elle change le scénario. Ça fait déjà un an. Tenir ? Combien de temps encore !

Je ne veux plus. Je ne veux plus. Je ne veux plus.

Elle ne supporte pas ça. Elle n'en veut pas de cette vie ! Elle la rend à ceux qui la lui ont imposé.

Elle ... tombe ?

Namida wo koraeteru yakusoku dakara
Dare yori mo tsuyoku narana kucha
Sayonara wa iwanai datte me wo tojite suguni aeru
I remember you

Je retiens mes larmes car j'ai fais une promesse
Je serai aussi forte que personne d'autre
Je ne te dirai pas adieu car lorsque je ferme mes yeux
J'arrive à te voir puisque
Je me Souviens de Toi


Non, elle ne tombe pas. Elle a fait une promesse, elle s'en souvient. Des larmes ? Elle ne se souvient pas avoir pleuré. Qu'est-ce qui s'est passé ? Ah, oui, un an déjà.
Ça ne fait qu'un an, qu'elle le tient, ce fardeau.

Mais elle ne pleure toujours pas.

FIN

# Posté le dimanche 24 février 2008 12:10

Jusqu'à ...

Jusqu'à ...


Littlesake : KibaHina pour Lunah. Au fait, ni Loveliss, ni moi n'avont abandonné le blog, simplement, nous sommes débordés en ce moment, et nous n'avons pas le temps de tous règler - dois-je rajouter, y compris les demandes de fanfics. Au fait, ça doit faire déjà un mois que c'est affiché, mais on n'accepte justement plus aucune demande, et pour m'adresser à la dizaine de personnes qui ont commandés des SasuHina, c'était même pas la peine de demander, ça arrivera forcément : Je connais bien Loveliss.

Jusqu'à ...


Il pleut.

D'habitude la pluie ne lui fait pas cet effet là. Mais cette fois, quelque chose de différent se trame. Elle est surprise, surprise au point de vouloir s'échapper. En fait, elle peut tout aussi bien vouloir hurler.

Mais elle n'a pas su quoi exprimer derrière ce hurlement.

De la peur, sans doute ? Non, elle a des doutes. Mais si elle en a, ce n'est pas qu'elle a peur ? Donc, la question est, que craint-elle exactement ?

De la colère, peut-être ? Mais pourquoi serait-elle ln colère. Les choses sont normales, parfaitement normales, tout va bien.

De la joie ... ? Oui, c'est ça, elle est heureuse. Oui, plutôt, l'ironie la rend heureuse. En réalité, n'est-elle pas affreusement triste ?

Elle n'a pas vraiment de raison. Elle est juste comme ça. C'était ce qui la fait, ce qui la rend elle-même. Elle affronte ces sentiments-là, tous les jours, encore et encore. Elle est ... juste comme ça.

Hyuga Hinata est son nom. 17 ans, jounin, célibataire et amoureuse. Ses goûts n'ont pas vraiment changée depuis son enfance.

Rien n'a changé.

Non, en est-elle sûre ? Elle a changée. Elle veut croire qu'elle a changé. Mais elle a peur. Un frisson qui lui parcoure la colonne vertébrale, une goutte de sueur qui glisse de son visage. Où est-ce la pluie ?

La peur d'avoir reporté ses sentiments sur lui, alors qu'il ressemble tellement à son premier amour.

Est-elle sincèrement amoureuse de Kiba, ou n'était-ce qu'une passade ? Elle n'aime pas ce sentiment, cette peur rétrospective.

Elle ne veux pas avancer, pas poser un pas sur le sol, devant, tant qu'elle n'est pas sûre, bordel ! Pourquoi personne ne s'acharne-il pas à comprendre ?

A moins que ce ne soit elle le problème ? Elle agit comme une sotte, une lâche, qui ne mérite ni le titre des Hyuga, ni le bandeau frontal de Konoha (qu'elle porte par ailleurs au cou).

Si son premier amour ne s'est pas concrétisé, pourquoi le deuxième marcherait, aussi ? Qu'est-ce que Kiba pourrait lui trouver ? Elle soupire, les questions, interminables, se rajoute de plus en plus à cette longue liste.

« Tu as juste à oublier, tes problèmes, je les effacerais, je te le promets. Crois juste en moi. »

Mais les choses ne sont jamais aussi simples. C'est trop facile. Elle n'ira pas se perde en lui, dans ses vêtements, son odeur, dans sa façon d'être lui-même, si c'est pour le regretter ensuite.

Elle ne pourra plus rire à ses blagues, si elle se sent triste pour lui. Si elle ne l'aime pas non plus. Elle ne pourra plus accepter ses pensées sur lui, si elle doit le tromper. Ou faire semblant, les choses reviennent au même.

Et même qu'elle se sentira honteuse sinon.

« Mais moi, je l'aime. »

La seule preuve qu'elle a. Cette phrase qu'il avait dite à Shino en parlant d'elle. Elle veut y croire, mais elle a peur. Toujours peur, une peur continuelle, délicate, qui s'infiltre dans son esprit et coule dans tous son corps.

Il a pu parlé de quelqu'un d'autre ... Non, il a parlé d'elle. Ça lui fait peur.

Voilà, d'où vient sa peur.

En même temps, ses poings se serrent, ses jointures toutes blanches. C'est la seule marque de sa colère. Enfin, mis à part ses dents serrées au point de se les casser.

Comment a-il pu agir ainsi ? L'aimer en secret depuis tant d'années ! Elle se sent mal, elle se sent mal, elle ne se sent plus.

Elle n'a pas voulu qu'il souffre. Elle a été une idiote. Ne s'arrêtant jamais, jamais de dire « J'aime Naruto-kun, j'aime Naruto-kun, pourquoi ne me remarque-t-il pas ? Il ne me prête jamais attention, je suis malheureuse. »

« Non, tu n'as jamais dit ça, tu n'as jamais agis comme ça, c'est un mensonge. »

C'est vrai. Elle n'est pas ce genre de personne. Elle ne veut pas l'être pour rien au monde.

Et même maintenant, elle n'en a jamais voulu à Naruto-kun de ne pas l'avoir remarqué, pourquoi en fait-elle toute une histoire pour elle ?

Parce que, justement ...

« Justement ! Je sais ce qu'il ressent ! » Hurle-elle.

Non, elle ne sait pas, elle n'est pas si égoïste. Elle en a juste un bref aperçu. Rien de plus.

Mais cela lui fait mal, tout de même. Chacun traverse ses propres épreuves, sa propre douleur, et elle ... et elle s'est permise d'en rajouter une couche.

En fait, elle n'a rien dit, elle a juste laissé passer.

En colère ? Seulement contre elle-même.

Et il y a aussi cette dernière sensation, celle immobile, mais présente. Celle impassible, mais puissante.

Celle qui la prend par derrière, celle qui lui dit « Mais toi aussi, tu as le droit d'être heureuse ! ». Celle qui lui fait passer un sourire sur les lèvres.

Qui efface sa peur. Qui lui fait desserrer les poings. Qui lui fait comprendre qu'il y a un bon côté à tout. Et que ce côté, elle peut le trouver, l'atteindre, sans aucune difficulté.

Ce n'est pas de l'espoir. C'est vraiment de la joie. C'est vraiment ce qu'elle a ressenti. C'est vraiment pourquoi son c½ur bat à une telle vitesse. Pourquoi elle se sent, sincèrement ...

Elle a couru, donc. Elle a couru le plus rapidement qu'elle a pu. Elle a couru comme un ninja ne court jamais. Mais comme une jeune fille le fait. Guidés par son instinct, armée par ses sentiments.

Sa vraie force, c'est d'y croire. « C'est ainsi que je conçois ma vie, pas uniquement celle de Kunoichi. » Elle veut se démarquer de cette image. Puisqu'elle sait ce qu'elle ressent.

Ses pas l'ont menée jusqu'à la maison de Kiba-kun.

FIN

**Littlesake**

# Posté le vendredi 28 mars 2008 18:56

La paresse

La paresse
Littlesake : ShikaSaku pour Saku31

La paresse


Encore une fois, la jeune fille soupira. C'en était le combien ? Déjà au moins trois soupirs. Et la Kunoichi n'était pas du genre à s'ennuyer, mais là, c'était flagrant qu'elle s'emmerdait à mort.

Quand elle pensait que c'était le quotidien de Shikamaru, s'allonger et regarder les nuages, elle se demandait vraiment comment elle avait pu être attiré par lui. Pourquoi elle était amoureuse de lui.

Sakura Haruno détestait la paresse.

La paresse, signifiait ne pas être à l'heure. Elle réservait volontiers ça à son sensei. Chaque jour depuis sa promotion de genin, elle était venu, venu, revenu au terrain d'entraînement de l'équipe n°7, toujours à l'heure. Toujours à attendre. Trouvant quelque chose d'utile à faire, comme draguer son coéquipier, ou rabaisser l'autre coéquipier.

La paresse, signifiait avoir un débit de conversation peu élevé. Du Sasuke tout craché en gros. Ce qu'elle avait le plus détesté en lui, c'était sa façon de la rembarrer. Oh bien sûr, elle disait toujours : « Sasuke-kun est trop cool » ou « Je suis heureuse qu'il utilise au moins un grognement pour me répondre, je suis sûre qu'avec un peu de patience, il finira par m'aimer ». Mais maintenant qu'elle avait grandi, elle avait du mal à croire ça, et ne voulait se rappeler cette ancienne facette de sa personnalité.

La paresse, signifiait ne pas s'impliquer à réfléchir avant de se lancer dans une situation énorme. Tout comme Naruto. Elle se souvenait parfaitement d'avoir vu le blond foncer tête baissée dans une situation dangereuse. En fait, Naruto faisait toujours ça. Elle ne l'avait jamais connu discret, et elle détestait cette personnalité imprudente.

La paresse, signifiait se contenter de choses simples, futiles et parfois mauvaise. Elle savait Shikamaru accro à la cigarette tout comme Chouji ne se séparait jamais de ses paquets de chips. Voir quelqu'un inventer une technique secrète à partir de ces aliments dégoûtants, mais refuser de l'appliquer pour ne pas avoir à sacrifier de la nourriture, exaspérait Sakura. Elle n'arrivait pas à comprendre, elle ne pouvait pas comprendre comment Chouji réfléchissait.

La paresse, signifiait passer des heures à faire la même chose. Ino passait des heures à se maquiller, se refaire les ongles, arranger sa coupe de cheveux. Cela avait intéressé Sakura au début. Elle s'était laissée prendre par sa meilleure amie. Mais elle était un ninja, et tous ça n'était pas très professionnel. Elle devait grandir, et voir Ino, qui se recoiffait, relookait, remaquillait encore et encore, chaque jour, devenant peut-être de plus en plus belle, mais moins efficace selon la rose, la prenait au dépourvu. Bien qu'Ino ne soit pas une mauvaise Kunoichi.

La paresse, signifiait éviter de penser aux problèmes au moment venu. Tsunade se saoulait toujours au Sake pour ensuite s'endormir sans régler les rapports récents, les dossiers dont elle devait s'occuper, et qu'elle reléguait ensuite à Shizune, qui était alors obligée d'obtempérer. C'était un manque de professionnalisme évident, et la seule chose qu'elle pouvait reprocher à son Hokage.

La paresse, signifiait éviter d'écouter ses parents, en particulier sa mère. Et ça, c'en était Sakura le meilleur exemple. Elle savait que Shikamaru se disputait aussi souvent avec sa mère qu'elle. Elle savait, que c'était sa plus grande imperfection. Ne pas montrer de reconnaissance envers tout ce que sa mère faisait pour elle. Elle se détestait parfois pour ça.

Voilà pourquoi elle détestait la paresse.

Maintenant qu'elle y pensait, chez Shikamaru, ce taux de paresse n'était pas si élevé. Après tout, il était toujours à l'heure, il répondait par des phrases lorsqu'on lui parlait, il réfléchissait avant d'agir, il ne fumait pas continuellement, il ne passait pas des heures devant un miroir, il était toujours prêt au moment d'agir, avec un niveau d'alcool égal à 0 dans le sang, et surtout, elle savait qu'il lui arrivait de remercier sa mère, sans raison, juste parce que le jour s'est levé et qu'elle est toujours là.

Sa seule démonstration de la paresse était de regarder les nuages avec autant d'insistance sans faire grand-chose. Mais elle se remémora soudain ce qu'il avait précisé avant de commencer à sortir avec elle.

« Quand je regarde les nuages, il n'y qu'une seule personne que je distingue. Toi. »

FIN

**Littlesake**

# Posté le samedi 29 mars 2008 16:43