Simplement parce qu'elle est amoureuse

Simplement parce qu'elle est amoureuse
Littlesake : La fic est pour lovesaku et Naruto-vs-FouzZz qui ont demandé un Gaara Sakura. Comme elle est courte, demandez en une autre plus longue si vous le voulez.


Simplement parce qu'elle est amoureuse.


- Hum.

Sakura lui jeta un regard noir. Déjà qu'elle essayait de faire difficilement la conversation. Mais après tout, préférait-il peut-être le silence ? Elle se résolu donc à fermer sa bouche.

Le Kazekage passa ses mains derrière sa tête, tranquille. Si Sakura l'aurait mieux connu, elle aurait compris que ce geste signifiait qu'il était content qu'elle ait changé le volume. Mais la Kunoichi ne savait que peu de chose de lui : meurtrier, regard meurtrier, peu d'amis, effrayant, porte un monstre en lui et a surtout (il y a longtemps) attenté à sa vie.

Elle se beurra sa tartine en silence. Elle pensait plutôt qu'elle pourrait enfin rentrer chez elle. Oui, sa longue mission d'un mois et de rang S était terminée. Elle et le Kazekage avaient débusqué une bande de ninjas classés S et les avaient envoyés en enfer. Sakura, jounin depuis peu, pouvait être fière d'elle. Mais elle aurait été encore plus fière si son coéquipier avait daigné lui décrocher une félicitation lorsqu'elle lui avait sauvé la vie ; parce que, comme on ne peut pas tout avoir, il lui avait jetée un regard noir, noir, noir. Bref, Sakura avait juste eu l'impression d'être passée pour une idiote finie sur ce point.

Cependant, il y avait certains faits que Gaara ne pouvait lui faire oublier. Des compensations, en gros. Faire sourire Gaara, faire rougir Gaara, faire rire Gaara, embrasser Gaara, coucher avec Gaara, apprendre des choses sur la vie de Gaara, ... Sakura avait enfin réussi à briser la glace d'un de ces gars qui ne vous jettent que des regards mauvais.

Alors si elle ne pouvait pas déchiffrer le fameux grognement de Gaara, si elle avait toujours une image de meurtrier lorsqu'elle le regardait, si rien n'était encore défini, elle avait sa victoire et la fin de la bataille.

Il grogna à nouveau.

Tout compte fait, pensa-t-elle en se mettant à hurler sur lui à cause de son vocabulaire restreint, peut-être pas la fin de la bataille, mais qui sait ? Sasuke serait ravie d'apprendre qu'elle renonçait à lui. Peu avant qu'elle ne parte en mission, il lui avait souri en disant qu'elle était son amie. Gaara lui avait souri parce qu'elle était mignonne. Sasuke lui sourirait probablement à nouveau dès qu'il saurait la nouvelle. Et elle imaginait Naruto sautillant tout content pour son ami Kazekage.

- Hum ?

Là, elle avait compris le "tu as fini de manger ?" percé d'un léger agacement qu'il lui avait lancé. Elle eut un sourire mutin en pensant qu'il voulait se débarrasser d'elle. Alors elle s'approcha de lui et s'installa tranquillement sur ses genoux. Il la regarda simplement, l'ignorant presque.

Elle se jeta dans ses bras, et cette fois, elle le sentit surpris. Elle accentua son étreinte, heureuse. Elle ne savait pas encore à quel point elle tenait à lui, elle le découvrirait.

Elle se pencha pour l'embrasser ; simplement parce qu'elle était amoureuse.

FIN

**littlesake**

# Posté le samedi 07 juillet 2007 13:18

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 11:59

Apprendre

Apprendre
Littlesake : la fic est pour Anno et xHinataxSasukex qui ont demandés un Saï/Hinata.

Apprendre


- Ce sont des scarabées.

Il se tourna vers elle, admiratif.

- Tu en connais des insectes.

Elle se tordit les doigts, rougissante.

- ça aussi c'est un scarabée !
- Non, c'est une limace.
- Non, ça !
- Ah, euh, oui.
- C'est bien non ! Avant je savais distinguer l'araignée et le papillon, maintenant je peux énoncer les différences entre l'araignée et le cousin et je peux même expliquer le cycle de vie de la chenille. Vraiment bien, non !
- Oui.
- Comment as-tu appris tout cela ?
- Grâce à Shino-kun.

*

- Celui là, avec plein de poil, c'est un berger allemand, sourit-elle.

Il se pencha pour caresser le chien, hésitant. L'animal se laissa faire.

- Impressionnant ! Tu sais vraiment de chose ! Et ça, c'est quoi comme race !
- Un caniche.
- Trop cool ! Qu'est-ce qu'il a sur la queue !
- Un ruban.

Il se tourna vers elle.

- Tu en connais des chiens !
- C'est grâce à Kiba-kun.

*

- Tu vois cette fleur avec les pétales enroulés comme ça !

Saï se pencha pour en cueillir une du champ.

- Elle est trop belle ! Elle fait penser à un mini cocotier en rose !
- Oui, c'est du Lycoris. On en voit plein ici mais les gens n'y prêtent pas forcément attention, tu sais.

Il lui sourit.

- Et celle devant lesquelles on est passé tout à l'heure ?
- C'était des roses.
- Des très belles roses, hein !
- Ino-san m'a apprit.

*

- Celui-là à la forme d'un b½uf !
- Oui, c'est mignon !
- Et regarde, là, on dirait deux personnes qui s'embrassent !

Elle rit et se détourne un peu. Elle est toute rouge. Lui la regarde gravement.

- Tu es mignonne comme ça.
- Euh ... merci.

Il se retourne déjà vers les nuages.

- Regarde celui là, il a la forme d'un shuriken !
- Oui.
- Je n'aurais jamais eu l'idée de regarder les nuages, mais c'est amusant ! Qui t'a appris ça ?
- Shikamaru-kun.

*

- J'ai faim !
- Allons acheter des chips.
- C'est bon ?
- Très bon.

Il sourit et lui prend la main pour l'entraîner au supermarché. Il file entre les rayons et choisit un paquet au hasard.

- Non, l'arrête-elle.
- Hum ?
- Ne prend pas cela. Ils sont peut-être plus chers, mais ils ont moins de goût car ils sont plus artificiels. Prend cela.
- Tu es sûre ! C'est moitié moins le prix.
- Absolument sûre, un expert me l'a appris.
- Qui ?
- Choji-kun.

*

- Viens !
- Où va-t-on ?
- Dans la serre de Konoha.
- Tu as eu les clés !
- Oui ! Et je veux te montrer !
- Me montrer quoi !
- Tu verras !

Ils courent. Ils courent. Ils arrivent devant les serres.

- Alors !

Hinata passe la clé et le fait entrer.

- Hein ? C'est quoi toute ces plantes !
- Ce sont des plantes médicinales. Celle qui servent aux remèdes !

Et devant son air ébahi, elle rajoute.

- Sakura-san me l'a apprit.

*

- Regarde, il faut les lancer comme ça. Même si ta technique marche très bien, si tu es épuisé, lance le Kunai comme ça ! Je t'assure que ça marche.
- ça tombe bien je suis essoufflé. Si un ennemi arrive je ne pourrai rien lui faire.
- Regarde bien, lance le comme ça. La cible est automatiquement atteinte, même si tu es super nul au tir !

Elle lui montre. Il imite son geste.

- Incroyable ! Je n'y aurais jamais pensé.
- Regarde, les Kunai de Konoha ont aussi un bouton spéciale là, si tu ne peux plus bouger le bras, tu as juste à appuyer ton pouce dessus !
- Je ne le savais même pas !
- Peu de gens le savent !

Il lui sourit.

- Toi, tu le sais.
- Tenten-san me l'a appris.

*

- En fait, si tu manges les ramens plus vite, tu sens leurs goûts dans ton estomac plus longtemps !
- Je ne savais pas !
- Mais bon, après vive les indigestions ! Il vaut mieux prendre son temps.

Il cligne des yeux.

- D'abord, respire l'odeur. Ça te met dans le bain.
- Ok.
- Ensuite mélange doucement pour apercevoir chaque ingrédient !
- Ok.
- Tu sais comment ça s'appelle, ça ?
- Non. Tu le sais toi !

Elle prit un air mystérieux.

- Naruto-kun me l'a apprit.

*

- Je suis épuisé à force de courir.
- Non, tu crois seulement que tu es épuisé, mais tu peux courir encore ! Tout est dans ta tête ! Et tant que tu peux courir encore, tu n'es pas épuisé.
- Hein ?
- C'est comme dans une mission, elle n'est jamais finie tant que tu es encore vivant.

Il se tait, il écoute.

- Tant que tu peux souffler encore, même si tous tes membres sont HS, tu peux encore repousser tes limites. Tu peux encore le faire et mieux ! Il faut y croire. Ce n'est pas parce que tu es blessé que tu dois t'arrêter !
- Je n'ai jamais appris ça. Un ninja blessé doit être tué pour ne plus être un boulet.

Elle le regarde gravement.

- Ce n'est pas vrai.
- Je te crois.

Elle sourit.

- C'est l'enseignement de Lee-san.

*

- Regarde les étoiles. Je vais t'apprendre les constellations !
- C'est impossible. Je ne pourrais jamais me repérer.
- Si. Tu pourras. Ecoute moi attentivement.

Il l'écoute. Tout les deux ont des étoiles dans les yeux. Il a bien compris.

- La lune est belle ce soir, n'est-ce pas.
- C'est la pleine lune.
- Ah bon, on m'a dit que c'était pour les amoureux.
- Qui sait ? Rit-elle.

Ils se taisent. Ils écoutent chaque bruit furtif, chaque ombre qui passent. Et elle remarque alors.

- Une étoile filante, vite, fait un v½u ! Dans ta tête.

Ils font le même v½u. Rester avec l'autre autant de temps que possible. Mais ils ne le disent pas. Ils ne le diront jamais. Ça doit rester secret, sinon, ça ne se réalisera jamais.

- Qui t'a appris autant de chose sur les étoiles ?
- Sasuke-kun.

*

- Hirondelles !
- Elles ont un drôle de nom !
- N'est-ce pas !
- ça, c'est des pigeons !
- Oh ! J'en vois souvent sans mettre de nom dessus.

Elle rit.

- Les gens ne les aiment pas en général ! Mais ils ne sont pas méchants !
- C'est bien vrai ! Je n'ai jamais vu de pigeon ninja ! Affirme-t-il.

Son rire redouble. Il en paraît heureux.

- Comment sais-tu autant de chose sur les oiseaux ?
- Neji-nii-san est passionné par eux.

*

Ils sont devant la porte de la maison d'Hinata.

- On se revoit demain, n'est-ce pas ?
- Bien sûr !

Il s'apprête à s'en aller mais Hinata me retient par la manche.

- Saï, je voudrais t'apprendre encore quelque chose !
- Ah oui, quoi !

Elle s'approche de lui et l'embrasse.

- ça, c'est l'amour réciproque, chuchote-t-elle.

Elle sourit une dernière fois puis disparaît dans la maison.

FIN

**Littlesake**

# Posté le mercredi 11 juillet 2007 09:49

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 11:59

Récupération

Récupération
Littlesake : La fic est pour xHinataxSasukex qui a demandé un Neji/Tenten. Désolé pour le titre, je ne l'aime pas.

Récupération

- Je vois, dit tranquillement Neji, ils ont accompli la mission avec succès.
- Oui, sourit le gros homme, je n'ai jamais vu des jeunes aussi enthousiastes. Quoique le senseï était plutôt vieux. Mais bon, lorsque nous avons rencontré des brigants sur le chemin, ils m'ont bien défendu. Il y a un problème ?

Neji hocha la tête négativement. Il fit signe à sa coéquipière, Tenten, qu'il partait, et tous deux prirent congé du marchand. Neji se tourna alors vers la brune aux macarons et lui demanda.

- Qu'en penses-tu ?

Elle se rétracta. Neji lui faisait encore un test, et comme d'habitude, au moment où elle ne savait que penser.

- Et bien ... il n'a pas l'air de mentir.
- Pas l'air peut-être, mais il mentait.
- Qu'est-ce qui te le prouve, grogna la jeune fille, blessée dans son orgueil.
- Avec le Byakugan, j'ai vu qu'il se tordait les mains sous le comptoir.
- Et comment, moi, aurais-je pu le voir ?
- Il baissait sans cesse les yeux, que croyais-tu ?
- Qu'il en pinçait pour moi !

Neji secoua la tête avec dénégation. Tenten se renfrogna et croisa les bras.

- Tu as un indice pour les retrouver, j'imagine.
- Je ne prêterais pas attention à ce ton accusateur. Mais, oui, j'ai un indice. Retournons à l'auberge.
- Hein ? Pourquoi retour...

Il lui prit la main et l'entraîna dans la rue. Ce simple geste lui fit comprendre qu'ils étaient suivit. Elle jeta un coup d'½il derrière elle et remarqua un bonhomme en capuchon noir. Elle se colla contre Neji.

- Dis, tu crois vraiment que c'est plus prudent de retourner à l'auberge ?
- Comme si j'en avais l'intention.
- hein ?

Son camarade la poussa dans une bifurcation et ils attendirent. Après quelques secondes, leur épieur fit apparition. A peine s'engageait-il sur cette route qu'il fut immobilisé par Neji.

- Qui t'engages, souffla-t-il.

Mais ce scénario avait du être prévu car l'homme se convulsa et mourut, pire, disparaissant en cendres. Tenten recula, dégoûtée.

- Beuh, Neji, tu en as partout.

Elle se rapprocha et l'épousseta.

- Rentrons à l'auberge rapidement, je vais me laver. On ira ensuite enquêter sur mon indice.
- C'est toi le boss, Neji.

*

Tenten se laissa tomber sur le lit, souriante malgré elle. Neji venait de partir se doucher et elle pensait au ton employé par l'Hokage sur la gravité de cette mission. Elle se rendit alors compte qu'elle n'aurait pas du sourire. Après tout, la vie de son coéquipier et de son senseï – enthousiastes, comme disait le marchand – filait entre ses mains et celle de Neji. Elle se redressa et fit l'inventaire de ses armes.

- Angoissée, murmura une voix moqueuse.

La jeune fille poussa une exclamation. Neji eut un grognement de dédain.

- Un bon ninja devrait toujours être sur ses gardes.
- Je suis un bon ninja, s'offusqua Tenten.

Il l'ignora. Tenten rangea ses armes.

- Je vais vérifier si on n'est pas observé.

Tenten ne put s'en empêcher.

- C'est dingue ! J'aurais pensé qu'un gars sur le cul comme toi l'aurais fait sous la douche !
- Je regardais d'autre chose, sous la douche.

Elle détourna la tête en rougissant, se demandant si Neji se rendait compte de l'allusion qu'il venait de faire. Probablement pas.

- C'est okay.
- Alors qu'elle est ton indice. Ton fameux indice ?
- Tu as remarqué la réaction du client de Gaï et Lee lorsque les cloches de l'église ont sonnés ?
- Il a cassé un verre, pas de quoi en faire toute une histoire.
- En l'occurrence, il faudrait pourtant.
- ça arrive à tout le monde d'être surpris.
- C'est un marchand Tenten. Est-ce qu'il casse des verres tous les jours.
- Peut-être, qu'est-ce que j'en sais ? Et puis, c'est à ce moment là que je lui ais demandé s'il était marié ! C'est pour ça et pas pour ton excuse débile !
- Tu lui trouves quoi, à cet homme ?

Deux allusions dans la matinée. Deux de trop. Tenten se contrôla pour ne pas rougir.

- Rien, c'est un vieux, obèse, simplement, je sais qu'il a craqué sur moi.
- Il voudrait se faire une gamine, tu crois ?

Tenten prit son coussin et le mit sur sa tête.

- Bon, concéda-t-elle, j'imagine que tu veux qu'on vérifie l'église.
- On fait ça pour récupérer nos coéquipiers, Tenten, ne l'oublie pas.
- La Kunoichi grogna sous son coussin.

*

- Amen, dit religieusement le curé.
- Amen, répéta religieusement l'assistance.

Les croyants quittèrent le bâtiment sacré, seuls restèrent quelques fidèles, et Neji et Tenten. Ils passèrent saluer le curé et le remercier de pouvoir visiter ce lieu.

Tenten partit vers les bas côtés avec la certitude que c'était inutile. Neji, lui, marcha vers le déambulatoire. Il observa les alentours avec son Byakugan. Deux tours de tête et il aperçut une entrée secrète sous l'autel. Il eut un fin sourire et se tourna vers un pasteur qui lui jetait un regard suspect. Il se dit alors que cet homme devait savoir quelque chose et que l'excuse "nous sommes des ninjas en vacances et nous n'avions jamais vu d'église auparavant" ne marchait pas sur lui. S'il avait pu, Neji aurait enlevé le "des ninjas" de cette phrases, mais comment aurait-il pu utiliser son Byakugan sinon ?

Pour ne rien laisser paraître, il le désactiva. Tant pis, il vérifierait le tout une autre fois. Et pendant une heure, il continua son observation – repérage des lieux. Ensuite, il entraîna Tenten hors de l'église, en la prenant par la main. Il aimait bien la voir rougir, c'est tout.

- Alors, qu'as-tu découvert ? Interrogea-t-elle.
- Que les religieux ne m'aiment pas et qu'ils ont une salle secrète sous l'église.
- Et où va cette salle secrète et qu'il y a-t-il à l'intérieur ?
- Un religieux me toisait donc j'ai désactivé mon Byakugan pour ne pas me faire avoir, mais ...
- Mais ... ?
- Je veux aller voir ça. C'est louche.
- Oh, bien sûr.

Surpris par sa réaction, il se tourna vers elle.

- Tu as découvert quelque chose ?
- Oh, rien d'intéressant (elle fit la moue).
- Tenten.

Elle sourit devant le ton menaçant de son coéquipier.

- Ce soir, 21H00 tapantes, il va y avoir un trafic sur le port.
- On discute de ça dans une église ?
- Bizarre, non ? Deux vieux en costume.
- ça peut être un piège.
- ça peut ne pas en être un.
- Très bien (il sourit légèrement) on va agir en solo chacun de son côté.
- A vos ordres, chef. C'est quand même dommage qu'on n'ait pas nos talkie-walkie, si on se fait attraper, on sera livré à nous-même.
- J'ai confiance en toi.
- Je rougis déjà assez, Neji.

Neji la regarda se mordre les lèvres par crainte de s'être dévoilé. Il lui sourit plus franchement et elle lui rendit ce sourire.

*

21H00. La Kunoichi sourit. Pendant sa dernière mission, exécuté avec Sakura, Hinata et Ino, les quatres filles avaient infiltré les mafieux et les trafics de drogue. Du fait qu'elle était devenu une pro là-dessus. Elle adorait surtout voir les gars apeurés qu'il regarde derrière eux pour vérifier qu'on ne les a pas suivi.

- Vous les avez ?
- Tout est là.
- Très bien. Posez ça à terre et faîtes le passer.

Discussion banale de trafiquants. Enjouée, elle vit un homme d'un des deux groupes poser sa valise à terre et la pousser avec le pied. Un homme en face vérifia que le compte y était, puis dit passer sa marchandise. Et enfin les deux groupes se séparèrent en promettant de ne jamais plus de revoir. Tenten sourit encore, son expérience lui avait appris que dans ces cas, le groupe le plus dangereux – celui qu'il fallait suivre – était celui des dealers. Alors elle se mit à leur poursuite.

Pendant trente minutes, ils tournèrent en rond, mais Tenten savait que c'était pour remarquer d'éventuels espions. Puis ils la conduisirent en plein dans leur repère.

- Alors, déclara un gros homme, assis dans son fauteuil, vous avez l'argent.

Tenten ouvrit de grands yeux, reconnaissant le marchand de ce matin, le client de Gaï et Lee.

- Oui.
- Vous ne vous êtes pas fait suivre ?
- Non.

Le marchand s'adressa à un homme tapis dans son ombre.

- Takashi, vérifie ça.

Tenten vit l'homme à côté sortir un détecteur d'intrus ; elle le connaissait car elle en avait un similaire. Il indiqua un point rouge "intrus", elle était mal, là. Il suffit d'une demi seconde pour que le ninja la remarque et ne le dise aux autres. Alors Tenten décida de la jouer cool et se laissa souplement tomber sur le sol. Le marchand sursauta en la voyant.

- Vous ! Déclara-t-il.
- Moi, répondit-elle.
- Que faîtes-vous ?
- je pourrais vous retournez la question, vous savez ?

Elle s'avança et s'approcha de lui d'une démarche féline.

- Alors, votre magasin ne marche pas assez bien. Vous devez dealer pour entrer dans vos comptes.
- Que faîtes-vous là ?
- Je me promenais, j'ai vu de la lumière, je suis entrée.
- Ne jouez pas avec moi.
- Où sont Gaï et Lee ?

Tenten croisa le regard du marchand. Bien qu'il soit légèrement en colère, il ne semblait pas lui vouloir trop de mal. Elle allait l'utiliser à ses dépends. Par contre, le ninja nommé Takashi la jaugeait d'un regard malsain.

- Emparez-vous d'elle !

Tenten grimaça.

*

Un, deux, trois gardes ninjas. Non, un quatrième venait. Il poussa un soupir. Les éliminer sans lancer l'alerte allait s'avérer plus compliqué que prévu. Surtout qu'il ne voulait pas les tuer. Preuves de mal n'ayant pas été faîtes.

Un, deux, trois, quatre gardes ninjas à terre. Le shinobi de Konoha sourit et s'avança précautionneusement. Mais à peine eut-il fait trois pas qu'il sentit la lame d'un Kunaï contre sa gorge. Il se retourna, prêt à se battre, pour se retrouver devant une armée de ninjas. Tant pis, il fallait tenter le tout pour le tout. Ces ninjas étaient peut-être nuls.

Pour la suite de l'histoire, il se retrouva dans une cellule.

- Neji !

Lee, son coéquipier ami et rival vint l'aider à se relever. S'il n'avait pas été autant contorsionné par de nombreux coups et blessures qui avait arrosés sa fierté, il ne l'aurait pas accepté. Mais, là, souffrant, il ne pouvait que se résoudre à s'appuyer contre son ami. Leur senseï, Gaï, était aussi présent.

- Neji, c'est la force de la jeunesse qui nous a réunis ! Cria-t-il en levant le poing. Mais au fait, que fais-tu ici ?
- Tenten et moi avons reçu la mission de vous retrouver.
- Et où est Tenten ? S'inquiéta Lee.
- Nous nous sommes séparés, elle devait vérifier un trafic. Que vous est-il arrivé, à vous.
- A la fin de notre mission raconta Gaï, excité, le soleil tapait fort, fort, fort, comme pour encourager nos efforts (Neji le regarda les yeux vitreux). N'est-ce pas, Lee ?
- Haï, Gaï-senseï !
- Il fallait donc impensable ment que nous continuons notre entraînement sur place. Et nous avons découverts des trucs pas très jolis.
- Le curé de cette ville impose une dictature aux habitant, poursuivit Lee.
- Et vous l'avez fait, soupira Neji, agacée, mais, Gaï-senseï, votre mission n'était que de protéger le marchand durant un trajet, pourquoi donc avez-vous ... ?
- Gaï-senseï a rencontré une jolie femme, sourit Lee.
- Lee ! Accusa le jounin aussi rouge qu'une tomate.
- Franchement ... souffla Neji, bon, vous avez essayé de sortir d'ici.
- On ne pourrait même pas sortir en ouvrant les portes, fit tristement Lee.
- Byakugan !

Neji sursauta.

- Mon Byakugan ne marche pas !
- Aucune technique, même héréditaire, ne marche.
- Je vois. Que peut-on faire.
- Rien. Attendre Tenten peut-être.
- Et si elle se fait attraper ?
- Ne sous-estime pas le pouvoir des femmes, Neji !
- Tsss ...

*

Tenten grogna. Cela faisait une dizaine d'heure qu'elle était enfermée et elle faisait les cents pas comme un lion en cage – une lionne enragée. Enfin, vers ce qui lui semblait être midi par la fenêtre, on lui ouvrit la porte et lui indiqua que le marchand voulait lui parler. Tenten, entourée par Takashi, fut donc convié au déjeuner du marchand. Au moins, il ne la laissait pas mourir de faim.

- Vous aviez faim, remarqua-t-il en la voyant se jeter sur les plats.
- Je suis juste énervée.

Et sans aucun signe avant coureur, elle prit Takashi par le cou et lui apposa un Kunaï près de la tête. Le marchand sursauta.

- Je croyais qu'on vous avait démuni de toutes vos armes !
- J'ai plus d'armes cachés que vous avez de cheveux (le marchand était quasi chauve). Maintenant, dîtes moi où sont Gaï et Lee.
- Ils ne sont pas avec nous ! Je ne suis pas votre ennemi. Relâcher Takashi je vous prie.
- Je demande une réponse !
- Ils ont probablement été capturés.
- Par qui !
- Notre ennemi, le curé qui dirige la ville.
- Alors nous avons un ennemi commun.

Elle lâcha Takashi et vit briller une lueur de reconnaissance dans les yeux du marchand.

- Aidez-moi, murmura Tenten, je ne vous veux pas de mal, juste récupérer mes coéquipiers !

Il sembla réfléchir. Tenten le regardait, presque désespérée. Aucun ami n'était dans le coin, et ce n'était pas pour la rassurer. Un homme entra alors dans la pièce. Il s'approcha du marchand et lui chuchota un mot à l'oreille. Le marchand se retourna vers elle.

- Votre ami a été capturé.

Tenten frémit à cette révélation.

- Vous voulez toujours vous battre. Il me semble que vos coéquipiers sont plus forts que vous. Vous devriez fuir.
- Je ne fuirais pas.
- Pourquoi une telle volonté.
- Ils ont confiance en moi. Mais vous, vous semblez avoir peur.
- Qui n'aurait pas peur ! Cet homme nous massacre depuis des années !
- Alors il ne doit pas avoir beaucoup d'amis ! Vous pouvez vous rebeller !
- Que peut un marchand contre une armée de ninjas entraînés. Nous n'en avons que trois à notre service.
- Maintenant 7.
- Quatre tant que vous n'aurez pas récupéré vos coéquipiers !
- Ayez confiance.

Il sembla réfléchir.

*

- Je n'aime pas les dictateurs ! Ils n'ont pas le droit de faire ce qu'ils font ! Fit Lee.

Confortablement installé dans son siège, le curé sourit.

- Il manque un membre à votre groupe, non ? La jeune fille. Elle ne tardera pas à vous rejoindre. Raccompagnez les dans leurs cellules.

Gaï produisait un tapotement incessant sur le banc. Lee faisait les cents pas, et Neji, allongé sur l'un des lits en pierre, fixait le plafond blanc.

- Lee, conseilla soudain Gaï, calme-toi et économise tes forces, nous en aurons bientôt besoin.
- Vraiment, Gaï-senseï ?

Neji soupira.

- Que pourra Tenten contre une armée ?
- Ne sois pas pessimiste, Neji.
- Réaliste. Nous sommes mort, elle aussi. Il faut qu'elle retourne à Konoha chercher des renforts.
- Elle ne le fera pas, contra Lee, Tenten est notre amie, elle est loyale et elle ne nous abandonnera pas.
- Neji, il y a une histoire qui dit que pour secourir son coéquipier, on doit défier la mort. Tenten est courageuse, elle ne va pas s'enfuir.

Neji leur lança un regard sceptique mais ne répliqua pas.

Le soir, ils furent à nouveau emmené devant le curé. Et celui-ci leur présenta la jeune fille qu'il avait capturée sous peu.

- Foutu marchand ! Grogna-t-elle. Quel manque de courage, je vous jure !

Le mur de droite explosa.

- Vous êtes en retard ! Grogna Tenten. Neji, Lee, senseï ?

Ils échangèrent un regard et se comprirent. Parce qu'ils travaillaient ensemble depuis des années, parce qu'ils étaient amis. Parce qu'ils étaient avant toute chose une équipe.

*

- Je ne remercierais jamais assez Dieu de m'avoir mis sur votre chemin, décréta le marchand avec un sourire.

Tenten se tourna vers Neji et lui fit un clin d'½il, genre "Tu vois, il en pinçait pour moi".

- L'amour de la jeunesse ! S'écria leur senseï. Oh, en parlant de ça.

Il s'éloigna en direction d'une ravissante jeune dame qui venait d'apparaître. Tenten éclata de rire et s'adressa à Lee.

- Pas trop triste ?
- Je m'en remettrais, fit-il sérieusement.

Tenten le prit dans ses bras en riant encore plus.

- Tu nous as manqué.

Puis elle se tourna vers son autre coéquipier, s'approcha de lui et lui demanda.

- Neji, l'autre fois, tu mattais quoi sous la douche ?

Il eut un sourire mystérieux.

- Qui sait ?
- Nous allons reprendre notre entraînement ! Allons trois fois plus vite sur le chemin de Konoha !
- Oui ! Dépassons nos limites !

Neji s'approcha de Tenten.

- Je te le dirais une fois à Konoha.
- Vraiment ?
- Vraiment.

Tenten lui offrit son plus beau sourire.

FIN

**Littlesake**

# Posté le mercredi 11 juillet 2007 09:52

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 11:59

Conseils

Conseils
Littlesake : La fic est pour Sakurachannaruto qui a demandé un LeeSaku.

Conseils

- Une boîte de chocolat, s'extasiait-il, toi, en costume, elle, d'une tenue légère, quelques fleurs que tu lui donneras en rougissant et bafouillant, et elle, bafouillant tout autant, les joues rouges, te murmura un merci de sa voix si douce. Et tu porteras alors ta main sur sa taille, l'emmenant vers mille et une folie de cette soirée romantique. Vous irez ...
- Dîtes, Gaï-senseï, fit quelqu'un dans un bâillement, vous avez bientôt fini ?

Debout, dans une belle clairière, Gaï s'extasiait sur l'amour, celui avec un grand A. N'importe qui passant dans le coin aurait cru à un de ses nouveaux délires du à ce jour, le quatorze février, mais il en était tout autre : Gaï était sérieux.

Car Lee, oui le Lee qui regardait Tenten les yeux exorbités qu'elle ait interrompu leur senseï, avait enfin un rencard avec la jeune, la belle, la simple, l'intelligente Sakura. Et comme soit dit en passant, on n'imaginait pas qu'ils sortent seulement en amis un 14 février, Gaï dit senseï avait décidé de faire un petit cours à ses élèves. Il avait commencé. Il avait commencé sur les abeilles aux printemps, puis s'était mis à décrire la futur soirée dégoulinante de romantisme de Lee (voir ci-dessus).

Tenten, indifférente au regard de Lee, s'appuya un peu plus sur l'arbre sur lequel elle était perchée. Le garçon à la coupe de bol était peut-être son ami, elle était peut-être heureuse pour lui, mais enfin, pourquoi c'était à Gaï qu'il demandait de l'aide ? Elle était pratiquement sûre que son senseï n'avait pas ou peu d'expérience sur les relations complète (même incomplète d'ailleurs). Il était juste un beau parleur et elle, après trois heures, n'en pouvait plus.

Le 3ème coéquipier, Neji, avait l'air de partager l'avis de la brune aux macarons. Il s'était allongé sur l'herbe en espérant ses oreilles se boucher toutes seules, mais un bourdonnement désagréable lui parvenait toujours, mais lorsqu'il tentait de faire le vide en lui. Il était reconnaissant à Tenten d'avoir interrompu leur senseï ; il la soutiendrait dans la deuxième partie.

- Mais enfin Tenten, Lee a besoin ...
- De vrais conseils provenant d'un expert.
- Il se trouve que votre senseï est un expert.
- Parlez de soi à la troisième personne n'aide pas à séduire une fille.

Il échangea un regard inquiet avec sa coéquipière. Qu'est-ce que Lee avait gobé de leur senseï ? Il fallait le remettre immédiatement dans le droit chemin.

Le regard de la victime passa de Tenten à Neji, relativement tout aussi inquiété. Neji prononça alors le nom magique.

- Ino.

*

- Tu vois, Lee. Une fille du genre de Sakura n'est pas forcément attirée par l'élégance. Il faut juste être soi-même.

Lee, prêt dans sa tenue habituelle verte, s'approcha de la porte d'entrée de chez Sakura. Il soupira légèrement, extatique, puis sonna. La porte s'ouvrit aussitôt devant une Sakura rouge. La jeune fille devint encore plus rouge lorsqu'elle vit que Lee avait gardé la même tenue que d'habitude. Elle le fixa quelques secondes sans pouvoir articuler bien un mot.

- Oh ... euh ... sa ... salut, Lee-san.

Surtout, lorsque tu lui dis bonjour, sois naturel ! Ne fais rien d'insensé qui risquerait de lui déplaire ! Fais comme si tu étais le meilleur parti de Konoha !

Lee se mit au garde-à-vous et annonça d'une voix forte et claire.

- Votre serviteur est là, majesté !

Sakura gémit en grimaçant. Elle sourit légèrement. Lee prit la pose cool en lui souriant.

Ensuite, les cadeaux ! Ne viens jamais chez elle démuni, même quand il y a une mauvaise nouvelle ! Tu restes calme, et tu lui tends les fleurs et le chocolat comme si ce n'était rien.

Lee s'inclina très bas et déclara.

- Veuillez accepter ce présent. Ah, oui, et ces chocolats aussi ! Acceptez-les je vous prie !
- Lee, tu ne devrais pas en faire autant, ce ne sont que des cadeaux, hasarda Sakura.
- Ce n'était rien, fit-il.

Sakura resta coi.

- Merci, fallait pas.

Après, il faut que tu lui rappelles le but de la soirée ! Tu n'es pas venu pour rien ! Ne lui demande surtout rien, mais dit simplement une phrase comme "La lune est belle ce soir de St Valentin", enfin bref une phrase dans laquelle tu glisses le "St Valentin".


- C'est la St Valentin.

Sakura perdit tout rougissement. Au contraire, elle devint toute pâle.

- Oui, d'ailleurs ...

Elle hésita. Lee l'encouragea d'un "tu peux tout me dire, Sakura-san !", alors elle s'approcha de lui et l'embrassa.

Si elle t'embrasse, n'en fais pas tout un plat. Souris-lui juste.

Sakura repassa pivoine. Lee fit jouer les coins de ses lèvres, et elle lui rendit son sourire, troublée.

- Je dois te dire, Lee, depuis ce matin on m'enfonce des conseils et je ne sais pas comment ...

Si elle commence à être franche, fais pareil.

- Moi aussi ne t'inquiète pas.

Sors lui une blague et profites-en pour lui prendre la main.


- Y a un bel oiseau là-bas !

Elle tourna la tête. Lee s'empara de sa main. Sakura ne s'empêcha pas de rire, et lui, encouragé, rit aussi.

Partez ensuite.

- On y va ?
- Oui, allons-y.

Deux ombres disparurent sous la pleine lune.

FIN

**Littlesake**

# Posté le mercredi 11 juillet 2007 12:41

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 14:06

Simplement elle

Simplement elle
Littlesake : J'ai assemblé les deux fics qui ne font qu'une, mais elles n'ont pas de rapport l'une avec l'autre. C'est pour Kyuubi03

Simplement elle.

Allongé sur son lit, Sasuke réfléchissait. Son enfance, Itachi, sa vengeance, Sakura, Naruto, Orochimaru et surtout elle. Tayuya. Il l'avait d'abord considéré comme une idiote, mais cette fille était bien tout autre.

D'abord elle était la seule des quatre gardes d'Orochimaru qui ait survécu aux genins (et un chuunin) de Konoha. Et Sasuke les méprisant franchement, il ne pouvait que la considérer d'avoir réussi, malgré que lorsqu'il l'ait retrouvé, elle avait perdu son combat et était à demi-morte. Mais bon, on ne peut pas tout avoir.

Ensuite venait probablement son caractère. Ce qui lui manquait le plus, de Konoha, c'était quelqu'un à insulter. Et franchement, les répliques des gens qu'il charriait étaient vraiment faibles. Il avait vraiment été épuisé des "c'est celui qui le dit qui l'est" fréquent de son village natal. Or, Tayuya était la fille la plus vulgaire qu'il avait jamais rencontré, et comme elle ne se laissait pas faire, Sasuke ne se lassait jamais de l'insulter. C'était leur routine.

Troisièmement, on pouvait compter la beauté. Il fallait savoir qu'elle répandait autour d'elle cette aura sauvage qui attirait bien des hommes. Non, elle n'était pas le meilleur exemple de beauté, elle n'était même pas belle, juste profondément sexy. Et Sasuke ne regrettait en rien Ino et Sakura qui se mettaient trois tonnes de maquillage pour essayer de ressembler à quelque chose. Tayuya avait quelque chose de bien mieux ; et il l'a trouvait même diablement attirante avec le sceau. Voilà.

Plusieurs autres facteurs s'enchaînaient. Tayuya n'était pas une groupie, elle ne lui courait pas après comme la quasi-totalité des filles qu'il connaissait. Tayuya n'était pas jalouse ; elle méprisait Karin qui tournait autour de lui, mais pas au point de faire la moindre chose. Sasuke avait toujours été sa proie, mais elle connaissait le sens du partage.

Tayuya était forte et intelligente. Elle progressait en même temps que lui, autour de lui, moins vite que lui certes, mais suffisamment pour en faire une potentielle rivale, pour pousser le brun à ne jamais la laisser le rattraper. En ça elle lui rappelait Naruto. Tayuya apprenait rapidement, elle ne faisait jamais les mêmes erreurs, elle ne se laissait pas faire et était prête à tabasser tous ceux qui la gênaient. En ça elle lui rappelait Sakura.
Aussi bizarrement que cela puisse paraître, il n'avait plus besoin d'un moindre sentiment de nostalgie, Tayuya remplaçait tout. Elle jouait le rôle de chaque endroit de Konoha sans qu'il ait jamais eut besoin de se confier.

Il reconnaissait aussi à Tayuya le fait de l'aimer, de l'aimer aussi sincèrement que Sakura. De vouloir l'aider dans sa vengeance, comme l'aurait fait Naruto. Il la remerciait de lui faire oublier qui il était, il la remerciait d'être un bon point au lit. Surtout de l'avoir suivit lorsqu'il avait trahi Orochimaru, d'avoir formé avec elle une équipe ; bien que sa rivale, Karin, en faisait partie. Il l'a remerciait simplement d'être ce qu'elle était.

Il n'empêchait, le meilleur côté de Tayuya était sa vulgarité.

*

Il y a des gens stupides.
Mais Kimimaro ne croyait pas en faire partie. Non, il n'était pas stupide.
Pourtant, quelque chose aurait du le mettre sur la voie. Il aurait du se rendre compte, ne plus rester un imbécile fini.

Il y a des gens manipulateurs.
Et Tayuya était certaine d'en faire partie. Oui, elle était manipulatrice.
Elle avait été prête à tout pour parvenir à ses fins. Tayuya pouvait être fière d'elle, elle avait été suffisamment sournoise.

Voilà comment se construit une histoire d'amour. Toutes, elles résument quelque chose, en racontent une autre, mais une histoire d'amour parle de deux personnes, peut-être d'une rencontre, peut-être de quelqu'un qui est resté derrière et l'autre devant, peut-être d'autre chose.

Ils ne s'étaient, eux deux, jamais aimé, du moins au début. Kimimaro, lui, adorait son maître, et était prêt à donner sa vie pour lui, Tayuya, elle n'aimait personne, et ne voulait que son histoire à elle.

Une histoire d'amour peut se construire en deux êtres semblables, différents, ou avec deux fois une même personne (même si pour ce cas, on agit à l'aide d'un miroir, et on nomme souvent ça du narcissisme).

Rien n'aurait pu se passer. Mais Tayuya a ressenti quelque chose en présence de l'autre, quelque chose qu'elle a voulu développer, quoi qu'il en coûte. Elle se fichait bien des autres.

Problème.

Son maître, bien plus fort qu'elle, convoitait le corps de Kimimaro. Or, elle ne voulait pas développer de lien plus fort avec son maître, non, c'était avec Kimimaro et personne d'autre. Elle était comme ça. Elle l'avait décidé à sa naissance et l'avait respecté.

Alors elle avait fait en sorte qu'Orochimaru envoie Kimimaro sur une mission suicide, sans que le serpent ne le sache pour autant. Lorsqu'il était revenu (elle n'était pas stupide, elle savait qu'il survivrait) il était trop faible pour pouvoir offrir son corps à son maître, qui a choisi une autre personne, sachant qu'il n'avait pas le choix.

Mais Kimimaro n'était pas un idiot, il avait fini par comprendre qu'on l'avait directement envoyé dans la gueule du loup. Il ne pouvait pas soupçonner son maître, celui-ci avait été singulièrement déçu en sachant qu'il ne pouvait pas prendre son corps. Donc Kimimaro avait approfondie ses recherches. Jusqu'à découvrir que c'était Tayuya qui avait fait le coup.

Il était parti lui parler, il avait voulu la tuer, mais ce qu'elle lui avait dit lui échappait encore. Tayuya avait la qualité, le défaut, d'être trop franche. Voilà, elle lui avait dévoilé ses motivations.

Et quelque chose s'était éveillée en lui. Quoi, il passait son temps à réfléchir.

Enfin, il avait pris une décision.

Sans se mentir à lui-même.

Tayuya, sensée haïr tout le monde, avait quelqu'un qui comptait dans sa vie, quelqu'un qui l'acceptait, bien qu'elle ait un caractère de chien.

Kimimaro, aujourd'hui, tenait encore à son maître, mais il avait trouvé une autre personne dans sa vie. Une personne qu'il acceptait, malgré défauts, malgré qualités, une personne qu'il appréciait pour elle-même.

Parce que Tayuya restait simplement elle.

FIN

**Littlesake**

# Posté le lundi 23 juillet 2007 11:48